

Le retour du dieu du tonnerre
Lorsque Dodge a annoncé la retraite du légendaire V8 Hemi, le tollé a été général. Mais on en dit souvent plus que de raison. La Dodge Charger revient en Europe, équipée d’un nouveau six cylindres en ligne biturbo de trois litres. Et elle est également disponible en version électrique, pour ceux que cela intéresse.
Un long capot, un tempérament fougueux et des pneus arrière qui patinent. La Dodge Charger est la « Original Gangster » parmi les muscle cars. Sa silhouette fastback caractéristique et ses moteurs brutaux en ont fait une icône de cette époque. De « General Lee » à Dominic Toretto dans « Fast & Furious » : rares sont les voitures américaines qui ont autant marqué la culture pop que la Dodge Charger. Pendant des décennies, elle a joué le plus souvent le même rôle dans les films, les séries, les jeux vidéo et les clips musicaux : celui de l’outsider rebelle, avec trop de puissance et trop peu de maîtrise de soi.

Au fil des décennies, la Charger n’a cessé d’évoluer. Coupé, berline, voiture familiale, muscle car : rares sont les modèles à avoir connu autant de transformations. Mais une chose est restée constante : elle devait se faire remarquer.

Électrique ou turbo ?
La huitième génération de la Charger a elle aussi tout pour devenir culte. Elle est en effet proposée en deux versions de motorisation. Il y a tout d’abord la Charger Daytona entièrement électrique. Avec jusqu’à 670 ch, elle compte parmi les modèles de série les plus puissants de l’histoire de la marque. Elle atteint les 100 km/h en environ 3,3 secondes. Cette voiture électrique est ainsi même plus rapide que de nombreuses versions Hellcat précédentes.

Pour les traditionalistes, il y a la nouvelle Charger SIXPACK. Sous son long capot, ce n’est plus un V8 qui trône, mais le nouveau six cylindres en ligne Hurricane de trois litres de cylindrée équipé de deux turbocompresseurs. Dans la version R/T, il développe 420 ch, et dans la version Scat Pack, pas moins de 550 ch. La SIXPACK la plus puissante atteint ainsi les 100 km/h en 3,9 secondes. La transmission intégrale est de série ; sur demande, l’essieu avant peut être désactivé, permettant à la Charger de se comporter à nouveau comme une voiture à propulsion classique.
Plus grande, plus moderne, plus pratique

Visuellement aussi, la nouvelle Charger reste indéniablement une Charger. La voie large, le long avant et les épaules musclées rappellent ses célèbres ancêtres. En même temps, la voiture est devenue nettement plus moderne. Pour la première fois, la nouvelle génération est disponible aussi bien en version deux portes qu’en version quatre portes.

L’habitacle est dominé par de grands écrans, des instruments numériques et des systèmes d’assistance modernes. Les designers ont toutefois veillé à ce que le conducteur continue de se sentir comme au volant d’un muscle car. La position assise est basse, l’instrumentation est orientée vers le conducteur et la performance est au centre de l’attention.

L’Europe, une seconde chance
Aux États-Unis, le succès de la nouvelle génération de Charger est resté jusqu’à présent en deçà des attentes. Tant la Daytona électrique que la nouvelle SIXPACK se sont nettement moins bien vendues que les anciens modèles de Charger. Dodge réagit désormais et lance officiellement toute la gamme de modèles en Europe. La distribution et le service après-vente seront assurés par de nouveaux partenaires.

La nouvelle Charger n’est pas un jouet rétro : elle reste ce qu’elle a toujours été depuis 60 ans. Bruyante. Remarquable. Émouvante. Et à peu près aussi subtile qu’un marteau de démolition dans un magasin de porcelaine.
Photos : Stellantis/Dodge


